Quand Astek malmène sa responsabilité sociétale...

Déclaration au CE du mois de Février 2017

Début février 2017, le comité d’entreprise a enfin pu avoir des retours de ses experts sur la situation économique et financière 2015 ainsi que sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi.

Premier constat, la Direction ne facilite pas la mission des experts, quel qu’ils soient et par ricochet le travail des élus sur ce sujet. Les années passent et se ressemblent sur ce sujet. L’entreprise ne répond toujours pas à une responsabilité sociale (RSE) acceptable, nécessaire pourtant à l’image de marque qu’elle souhaiterait promouvoir.

Au niveau du groupe Astek, le chiffre d’affaire reste stable entre 2014 et 2015 (+0,1%), pendant que la part des frais de personnel baisse de 0,6% tandis que la part de l’exploitation (résultat opérationnel) s’améliore de 0,8%. Point saillant du compte de résultat consolidé, le résultat pour les actionnaires augmente de 32,1% pour atteindre 11,81€ par action. Rappelons qu’en 2013, la valeur d’une action était estimée à 48 euros, ce qui sous-entend un rendement de 24,6% de l’action en 2015.

On peut également noté que le conseil de surveillance de (groupe) astek ne s’est pas oublié en augmentant son train de vie de plus de 29,9% en 2015. Côté salarié(e)s, ceux présents entre 2013 et 2015 n’ont bénéficié que de 0,9% d’augmentation pour ces 3 années. Et certains n’ont bien-sûr rien eu !

Et c’est pourtant notre activité française qui permet de réaliser plus de 95% du chiffre d’affaire du groupe Astek ! Et notre groupe représente plus de 96% du résultat opérationnel courant du groupe Robinson Technologies, notre maison mère ! Les autres sociétés de Robinson, comme Intitek, sont-elles donc toutes déficitaires ?

La CFDT n’hésite donc pas à déclarer que c’est l’activité de l’UES (donc nous) qui porte essentiellement les deux groupes et réclame donc une meilleure redistribution des fruits de notre activité ! D’ailleurs, dans le cadre de rachat de sociétés par Robinson Technologies, la marque Astek est régulièrement mise en avant dans la communication externe.

Mais il faut pourtant mettre en perspective cette analyse avec le fait que les crédits d’impôts (CIR, CICE) représentent 80,72% du résultat de l’exercice après impôts (~5M8) du groupe Astek . En 2015, plus de 79% du CICE 2014 a contribué au rachat de la société Arrow Financial Consulting.

Pour la CFDT, l’intégration de nos collègues Arrow n’est pas une réussite. D’ailleurs, depuis fin janvier 2016, plus de 37% de ces nouveaux collègues ne sont déjà plus là. La direction n’hésite pas à avancer les conditions d’indemnisations insuffisantes des astreintes. Mais il est bon de rappeler que, seule, la Direction en a décidé ainsi, et que la CFDT a toujours réclamé des indemnisations d’astreintes dignes.

En 2015, il nous faut encore constater que beaucoup d’entre nous ne sommes pas exigibles à la participation et n’ont donc rien touché en 2016. La CFDT réaffirme son souhait de mettre un accord de participation unique à l’UES et n’hésitera pas à défendre ce principe même devant certains élus récalcitrants. La CFDT a compris depuis très longtemps que la diversité de nos métiers, de nos régions est une richesse. De son côté, l’entreprise l’a bien compris aussi sur le plan économique, bien qu’elle ne veut pas entendre sur le plan social en souhaitant nous opposer des spécificités de métiers, de clients, de zones d’emploi, etc. Ne soyons pas dupes, le résultat d’exploitation est dû au travail des salariés de toutes les sociétés !

Aujourd’hui, la CFDT exige aussi une vraie éthique sociale qui permette de faire table rase de pratiques inacceptables du passé. En effet, les comptes consolidés du groupe Robinson en 2015 affichent des provisions pour plus de 6M€ au titre des prud’hommes, presque 19M€ de conséquences éventuelles liées aux contrôles URSAFF et fiscaux, plus de 1M8€ d’éventuelles régularisations dues au respect du salaire minimum. Le groupe astek porte une part non négligeable de cet état de fait.

La CFDT le rappelle : les coûts sociaux et financiers des recrutements sont bien plus élevés que ceux des départs, même en tenant compte des indemnités de licenciements.

La CFDT estime que la direction générale n’affiche toujours pas une réelle volonté de mettre en œuvre une politique d’amélioration des conditions de travail. Si vous nous avez annoncé que l’accord sur les temps de trajet est un objectif pour 2017, les organisations syndicales attendent toujours les propositions de la direction sur ce sujet et des réponses à leurs propres propositions. La CFDT a fait ses dernières propositions en octobre 2016 ! Et si ce n’était que ce sujet…

Plus largement, négocier suppose un comportement dynamique d’échanges et non pas une attitude passive d’attente. Les négociations doivent être loyales et sérieuses, ce qui se traduit notamment par une volonté d’aboutir. Force est de constater que les partenaires sociaux d’Astek ont beaucoup de mal à avancer efficacement au tour de la table de négociations.

La CFDT exige le respect par la Direction de sa signature ou des dispositions conventionnelles : respect des obligations conventionnelles de rémunération, respect de l’accord séniors, négociation sur la BDES, etc. Elle souligne qu’un accord s’applique intégralement et pas seulement sur ce qui intéresse l’une des parties.

Au-delà de ce nouvel appel pour un Dialogue Social de qualité, la CFDT Astek vous rappelle que chacun(e) peut la contacter par mél à cfdtastek@gmail.com ou se rapprocher des syndicats locaux (contact sur f3c-cfdt.fr/carte) qui permettent à notre équipe Astek de compléter notre proximité.

La CFDT est là à vos côtés, alors n’hésitez pas à franchir le pas pour la rencontrer !

 

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